J.G. Fichte 1804-1805. Lumière et existence.
A. Schnell (coord.)Archives de philosophie, Tome 72 (2009), cahier 3, juillet-septembre, 160p
A. Schnell : L’idée fondamentale du transcendantalisme fichtéen
Dans cette étude, l’auteur cherche à dégager ce qui lui semble être l’idée fondamentale du transcendantalisme fichtéen : l’interprétation du transcendantal dans la figure du Soll (ou de l’« hypothéticité catégorique ») caractérisée par un « redoublement possibilisant ». Cette figure est analysée à travers les deux schémas fondamentaux de la Doctrine de la Science de 1804 (deuxième version) et la doctrine fichtéenne de l’image. Par cette figure, Fichte entend légitimer la connaissance transcendantale et accomplir la tâche suprême de la philosophie (qui avait déjà trouvé une première expression chez Platon et St. Anselme).
J.-C. Goddard : 1804-1805. La désubjectivation du transcendantal
Dans cette contribution, il s’agit de montrer que le champ transcendantal a-subjectif, en deçà de la dualité sujet/objet, caractérise de façon essentielle l’idéalisme transcendantal de Fichte – en amont des découvertes husserliennes et des élaborations sartriennes dans La transcendance de l’ego. Ce champ qui témoigne d’une « désubjectivation du transcendantal » s’exprime en particulier à travers l’idée d’une « réflexivité a-subjective » qui fait apparaître, en même temps, le caractère an-objectif du fondement de l’apparaître et par là la « loi de l’auto-apparition de l’apparition » avec sa dimension affective et morale. L’article se termine avec une brève esquisse de ce que l’auteur appelle le « nihilisme phénoménologique » de Fichte.
M. Maesschalck : La religion comme miroir de la philosophie ? Confrontation de Fichte et Schelling en 1804
Alors que la querelle de l’athéisme a amené Fichte à dissocier le caractère nécessairement abstrait de son projet de « théorie de la religion » du caractère concret du sentiment religieux éprouvé par le croyant, Schelling cherche au contraire à associer la réflexion théologique à l’accomplissement du savoir philosophique comme intuition de l’univers. C’est en 1804 que ces deux positions atteignent leur point définitif de rupture, Schelling poursuivant jusqu’au bout dans la logique du miroir, Fichte la dépassant grâce à sa conception génétique de la religion.
M. Jiménez-Redondo : L’exposé de la Doctrine de la Science de 1805
Cet article propose une reconstruction de la ligne d’argumentation de l’exposé de 1805 de la Doctrine de la Science de Fichte. Son objet fondamental consiste à répondre à la question : qu’-est-ce que le savoir ?, ce qui implique de répondre à cette autre question : qu’est-ce que le « est » ? (contenu dans la question qu’est-ce que le savoir ?) Fichte répond : ce savoir est l’existence absolue, ce qui est équivalent à l’existence de l’absolu (Dieu) – et l’auteur le montre à travers cinq tentatives de démonstration de cette thèse. Cela aboutit à la compréhension de caractère inconditionné de la raison (= factum de l’auto-position absolue de cette dernière), résultat de la philosophie transcendantale en général.
H. Traub : Le concept des « Lumières » dans la Doctrine de la Science de 1805 de Fichte
Dans ce texte, l’auteur se propose de mettre en évidence le concept transcendantal des Lumières dans la Doctrine de la Science de 1805 et de clarifier en particulier l’idée selon laquelle la Doctrine de la Science serait une véritable philosophie des Lumières. La thèse fondamentale étant que l’essence des Lumières ne découle pas de son histoire, mais que les Lumières sont originellement et substantiellement l’événement du penser vivant. Cette doctrine des Lumières est fondée dans la doctrine fichtéenne de la lumière qui est précisément le principe de ce penser vivant. En en exposant les éléments principaux, l’auteur défend l’idée que Fichte est le philosophe par excellence des Lumières.
News posted by: Marco Rampazzo Bazzan
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